L'infernale classe de McCartney
Il y a plus d'un an, ayant emprunté la compilation "One" des Beatles à la bibliothèque, j'ai commencé à vouloir reproduire Let it Be au piano. Première constatation : que c'est beau. McCartney a développé un accompagnement tellement sublime que le jouer en lui-même est un plaisir permanent. Mais la surprise a été de découvrir combien ce morceau en apparence "simple", l'un des plus populaires du groupe même, est raffiné.
En premier lieu, la séquence d'accord qui précède l'orchestral du milieu est incroyablement recherchée. D'emblée, j'avais retrouvé une séquence d'accord "évidente" mais une chanteuse qui a écouté mon jeu l'a corrigé et fait remarquer la présence d'un passage bien plus subtil qu'il n'y semblerait au départ.
Mais la seconde surprise est intervenue il y a quelques jours en découvrant la partition originale. A deux reprises au moins, au lieu de jouer l'accord normal, comme le ferait la plupart des groupes, McCartney introduit une subtilité. Presque rien. Une petite note décalée. Qui rend l'accord proprement "jouissif'.
Les fans du groupe qui se mettent à en interpréter les morceaux le remarquent souvent. Quelle subtilité pouvait avoir ce groupe donc on ne cesse de découvrir et redécouvrir l'infernale richesse...
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