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07 avril 2005

Comment se faire publier...

Un certain nombre d'internautes ou d'amis m'interpellent souvent sur le thème : "mais comment faire pour être publié" ? Le magazine Lire a même consacré un numéro spécial sur le sujet d'où il ressort que, sur les manuscrits qui parviennent à un éditeur, seul une proportion infime aboutirait à un livre en librairie.

Ayant publié 56 livres à ce jour (sans compter les rééditions enrichies comme celle de La Saga des Jeux Vidéo en 2004 ou du Bill Gates en 1998), j'ai une grande réalité sur la sujet et souhaiterais apporter mes conseils en la matière. Ceci constitue mon premier billet sur la question, mais j'en publierais d'autres si la demande se fait sentir.

1. Etre disposé à réécrire

La chose que j'aime à dire aux auteurs en herbe, c'est qu'il faut être prêt à réécrire. Réécrire, réécrire, réécrire... Assez souvent, un ami m'adresse un manuscrit et me demande mon opinion. L'histoire est souvent intéressante, l'essai a du mérite. Mais il manque un ingrédient : reformuler tout cela à l'intention d'un lecteur que l'on doit avant tout divertir.

Il faut constamment garder à l'esprit que nous ne sommes pas seuls. L'individu qui va lire un de mes livres va choisir cela alors qu'il est sollicité par bien d'autres plaisirs : visionner l'édition spéciale version longue du Seigneur des Anneaux, tester un nouveau jeu pour la DS de Nintendo, aller faire un tennis, tondre la pelouse, lire le dernier roman de David Lodge, ou même farnienter toute l'après-midi... C'est avec cela que l'on est en (gentille) compétition.

Il faut donc que le roman, l'essai ou autre livre soit mis en forme, avec des phrases qui "sonnent", un découpage des chapitres qui donne envie d'aller de l'avant. La règle essentielle : éviter que l'attention retombe. Je donne souvent un manuscrit à relire à quelques proches avec cette instruction : pourrais-tu m'indiquer les endroits où tu t'ennuies ?. Et je les retravaille impitoyablement quitte à couper...

Qu'en est-il dans le réel ? Les nouveaux auteurs ont souvent une incroyable fierté vis-à-vis de ce qu'ils ont écrit. Je sais ce qu'il en est : je suis passé par là. En d'autres termes, il est facile d'être auto-persuadé que l'on a écrit une oeuvre irréprochable quitte à entonner ultérieurement le fameux refrain : "je suis un génie méconnuuuuuu.... Sniff !"

Bref, lorsque je dis à un auteur, "c'est pas mal, mais il faudrait que tu réécrives ceci, fasse un redécoupage de cela, etc," je me fais souvent jeter. Ce qui est terrible, c'est que le plus souvent, la personne a fait lire son manuscrit à deux ou trois potes qui ont "trouvé cela remarquable". C'est sans doute vrai. Mais pas forcément suffisant pour faire un produit que l'on puisse vendre en librairie et justifiant de mettre en branle l'énorme machine de guerre qu'est la vente d'un livre avec des commerciaux qui sillonnent les librairies de France pour tenter de faire placer votre livre sur les fameuses "piles" que perçoit le quidam qui entre dans l'échoppe...

La réalité du métier, je l'ai appris à la dure, comme journaliste et comme écrivain.

S'il fallait prendre un exemple simple, ce serait celui-ci. Il est peu probable que vous puissiez faire un film à partir de séquences que vous auriez capturées telles quelles sur votre caméscope DV. Même si vous aviez un scénario extraordinaire, il faudrait consacrer des heures au montage. Couper telle scène, tailler dans telle autre, inclure une musique qui augmente l'intensité dramatique pour telle autre, enrichir les bruitages, et probablement tourner à nouveau certaines scènes en modifiant l'angle de vue, etc. En clair : pratiquer un montage. Dans le cadre d'un livre ou d'un écrit, la situation est la même.

La première chose, c'est d'avoir un sujet qui tient la route.

A partir de la fin 1993, j'ai eu droit à une page mensuelle sur le "Cyber" (le terme alors à la mode pour désigner ce qui relevait de la technologie) dans le magazine branché Max. Une page apparemment perdue parmi une centaine d'autres. Un jour, le rédacteur en chef me convie et me met les points sur les "i". Ce que je lui ai remis est plat, sans envergure... La chose est simple : j'ai un jour, pas plus, pour lui sortir un papier "énorme", quelque chose qui commence déjà à le bluffer lui ! Au pied du mur, j'ai décroché dans la journée un reportage qui décoiffait. Et ainsi pu collaborer au magazine durant 5 ans. A partir de là, j'avais compris la mission : décrocher, mois après mois, des "killer" infos, quelque chose qui fait que l'on ait envie de lire cette page et d'être soufflé. Je crois que nous avons été les premiers en France à parler de thèmes tels que le "spam" et ses dangers (dès l'automne 1994 !), ou des recherches visant à identifier quelqu'un par son odeur !

La deuxième chose, c'est de travailler la mise en forme, le montage...

A la même époque, j'ai également été fort "maltraité" par un éditeur, Vaugirard, lors de la rédaction d'un roman, "Les Banquiers du Temps", finalement publié par Le Choucas. C'est bien simple : la première copie est revenue couverte de commentaires en rouge. Non pas que l'histoire ne tenait pas la route. Mais il fallait reformuler, changer le découpage, accélérer ici, détailler là.... J'ai dû réécrire intégralement l'un des chapitres 4 fois de suite ! Si certains sont intéressés, je peux mettre en ligne certaines de ces versions, que j'ai conservées. Cet exercice a été fructueux. Si un auteur a la chance de se voir proposer cela par un éditeur, en clair "le livre a un potentiel mais il faut le réécrire", qu'il saute dessus. C'est là que cela se passe. Un éditeur a un regard. Il a pour mission de faire que le livre se vende, séduise un public... Il existe des formules éprouvées en la matière, la règle essentielle étant qu'il faut toujours maintenir l'attention émoustillée, que ce soit par l'intrigue ou par la qualité du texte.

Voilà bientôt dix ans que je publie des livres chaque année et je me suis astreint à cette règle. Ecrire, réécrire, réécrire, bonifier... Il m'est arrivé de travailler durant une bonne demi-heure ou même une bonne heure sur deux ou trois phrases. Je me souviens particulièrement d'un passage dans le livre Rock Vibration (2003). Il fallait évoquer le fait que le batteur de REM, Bill Berry était amoureux de Kathy O'Brian, une copine du chanteur Michael Stipe. Dans le texte original, il y avait sans doute des phrases telles que "Bill Berry était amoureux de Kathy O' Brien. Amie de Michael Stipe, cette fille d'allure hippie prenait plaisir à venir écouter leurs répétitions dans l'église de Saint Mary". Les faits sans aucune couleur, ni panache. C'était mou, bien que perdu dans un paragraphe. La forme finale a demandé un travail considérable de réécriture :

"Emmitouflée dans ses laines, Kathy O'Brien se laissait bercer par les guitares. Un chevalier servant venait parfois déposer quelques fleurs à ses pieds dénudés. Si ce Bill Berry fréquentait ainsi l'église de Saint Mary, c'est parce qu'il en pinçait pour la Kathleen…"

Cela pourrait paraître "too much", trop romanesque et imagé pour certains. Mais dans le fil de l'histoire, cela coule et participe à ce que la lecture soit une expérience agréable. Le lecteur, il faut le bichonner !

J'ai un autre exemple dans ce même chapitre, où deux phrases simples ont nécessité un long travail de recherche stylistique. Il fallait expliquer que Bill Berry avait craqué pour le jeu de basse de Mike Mills, un type qu'il n'appréciait guère dans le civil... La réécriture a finalement donné ceci :

"Berry avait alors senti son âme pivoter. Quels étaient ces parcours d'araignée sur la façade d'une basse conquise ? Et comme ils s'acoquinaient à merveille avec les hérésies que lui-même assénait sur la peau des toms et caisse claire ! "

Je pourrais citer des tas d'exemples du même type si certains le désirent. D'un bout à l'autre de ce chapitre et du livre entier figurent de tels extraits qui ont demandé un temps énorme...

Quand bien même j'ai publié autant de livres, je réécris toujours aussi intensément, et notamment lorsque l'éditeur me le demande. Dans le cas des Robots, génèse d'un peuple artificiel, lorsque j'ai remis la première mouture du chapitre sur la fiction, je me suis fait souffler dans les bronches ! Et j'ai dû réécrire le chapitre en quasi-totalité, ce qui inclut de creuser de très nombreux aspects. Il faut accepter cette règle du jeu. L'éditeur partage le même enjeu que l'auteur.

A l'autre bout de la chaîne se trouve le roi, celui que l'auteur doit servir : le LECTEUR. Tout doit être mis en oeuvre pour lui faire passer un super moment. Lecteur, nous sommes à ton service !

2. Séduire l'éditeur

Dans la mesure où l'éditeur reçoit de nombreux manuscrits, il faut en premier lieu séduire CE LECTEUR. A ce niveau, il va falloir se différencier de la pile de manuscrits et les premiers critères sont assez subjectifs.

Imaginez que vous soyez un critique musical. Vous vous retrouvez devant une pile de CD à écouter, plus que vous n'en avez le temps. Quels seront les critères que vous privilégieriez : la qualité de la pochette, l'originalité du graphisme ou de la photographie, etc.

En d'autres termes, il faut en premier lieu soigner le "look" extérieur de votre manuscrit. Quelques règles simples peuvent jouer ici :

Il importe d'imprimer le livre avec un caractère d'imprimerie agréable à lire, avec un interlignage favorisant une lecture confortable. La chose est vraie même dans le cas où l'éditeur demande à recevoir le manuscrit par Email.

Faire relier un manuscrit n'est pas très coûteux et facilite la vie de l'éditeur. Vous pouvez aussi ajouter une page de titre la plus belle possible, à la fois sobre et stylée.

Lorsque le manuscrit est imprimé, il peut être utile de choisir un très beau papier, un papier qui donne envie d'être "touché".

Ce sont des petits détails tels que ceux-ci qui peuvent faire la différence et donner une chance supplémentaire à votre manuscrit, et au moins lui permettre d'être lu.

3. Ne jamais se décourager

J'aime à raconter l'histoire de mon premier roman de science-fiction, XYZ, publié en 1993. Je l'ai adressé à de très nombreux éditeurs. J'ai dû patienter entre deux et trois ans, avant que finalement le 22ème d'entre eux m'appelle un jour pour dire qu'il le prenait. Il est sorti chez Fleuve Noir Anticipation et dès sa sortie, pouvait être trouvé un peu partout en France (la distribution de cette édition était exemplaire et c'est un aspect qu'il faut prendre en compte pour un auteur).

L'erreur aurait consisté à abandonner en cours de route.

Bien souvent, lorsqu'un nouvel auteur me parle de son manuscrit, je lui dit :

- Est ce que tu l'as adressé à des éditeurs ?

- Oui, mais "ils" n'en ont pas voulu ?

- Tu en as adressé combien d'exemplaires ?

- Oh, 5 ou 6...

Je leur ressers alors l'histoire de XYZ, publié par le 22ème éditeur et leur explique qu'il faut juste continuer à l'envoyer à d'autres éditeurs. Cela n'empêché pas de cibler.

Le premier livre que j'ai publié, "Ne quittez pas je vous passe mon répondeur" (co-écrit avec Camille Saféris et publié en 1986) était un livre d'humour (des satyres de messages pour répondeurs). Nous étions des blancs-becs dans le métier et avons agi un peu au hasard. Nous sommes d'abord allés à la Fnac pour voir qui éditait des livres d'humour. Par la suite, nous avons appelé lesdits éditeurs. La chance a voulu qu'à ce moment, on nous réponde systématiquement : "pas cette semaine, le directeur éditorial est au Salon du Livre". Nous avons alors eu l'idée maîtresse : nous avons imprimé plusieurs copies de ce manuscrit et sommes partis avec, sillonnant le Salon du Livre à la recherche des éditeurs de livre d'humour. Nous avons alors - le sujet était très tendance pour l'époque- trouvé 3 éditeurs intéressés, le jour même.

Et bien, ce qu'il faut savoir, c'est que celui que nous avons alors choisi, Editions de l'Instant, nous a instamment demandé de bonifier ce qui avait été écrit et aussi d'écrire le double de ce que nous avions déjà écrit dans les 15 jours qui suivaient, en suivant une forme qu'il nous a donnée. Nous nous sommes alors enfermés dans un appartement afin de répondre à cette demande et avons immédiatement été soumis à cette règle de l'édition : écrire, c'est avant tout être disposé à réécrire, réécrire, réécrire !...

J'espère que ces données vous seront utiles.

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Voici les sites qui parlent de Comment se faire publier... :

» Ecrire un livre (3) de Informacyde
C'est triste à dire, mais je n'ai toujours pas avancé par rapport à la dernière fois. Je suis déçu par moi même d'en être toujours à ce point, mais je dois bien être réaliste, depuis le début, je stagne. Il faut bien se rendre à la réalité, mon livre,... [Lire la suite]

» Ecrire un livre (2) de Informacyde
Il y a un peu plus d'un mois, j'ai écrit un article sur mon envie de faire un livre. J'avais dit que je vous tiendrais au courant de l'évolution de mon écriture, donc, comme promis, je fais un petit bilan. Depuis un mois, j'ai très peu avancé. [Lire la suite]

» Ecrire un livre de Informacyde
Depuis très longtemps, j'ai cette idée en tête. Ecrire un livre. Je ne serai expliquer exactement pourquoi et puis de toute façon, je n'en ai pas envi. Par contre je sais que plusieurs choses me font rêver. Par exemple, voir que son livre se vend. Même... [Lire la suite]

Commentaires

OK. Je vais faire comme vous dites... Ne jamais se décourager !!! Yes. Patate moi maintenant !!! merci pour ces conseils.

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage
Polissez le sans cesse, et le repolissez...

Belle collection de vérités et de conseils sensés. J’ajouterais (moi qui suis incapable d'écrire le moindre livre) : choisissez toujours le bon verbe, celui qui "colle" avec le sujet et le complément d'objet. Tuez les auxiliaires, assassinez les verbes-valise, respectez la précision du mot. Et surtout, faites des phrases non pas courtes, mais dont le fil suit un rythme. Le rytme de l'histoire, le rythme de l'action. Agitato, allegro cantabile, largo, majestuoso, le phrasé est comme un concerto : tu sais comprendre Bach, tu sais comment écrire; il te le dit tout bas.
Enfin, il faut lire. Pénétrer dans la musique des phrases des autres et ne pas seulement se laisser bercer par le contenu, par la trame ou l'intrigue. Lire, c'est mâcher les mots, les croquer ou les goûter comme on gobe une huitre, comme on mastique un caramel. Céline, lu par Arletti, par exemple. Léo Mallet, Romain Goupil, Malaparte, Hugo, Proust, Proust, Proust, et Frédéric Dard aussi, ou Duras. Mais également Ponson du Terail, Dumas, Balzac et tous les grands "épiques", les deux Daudet. Et l'on est loin d'avoir fait le tour !

Bravo pour ces conseils intéressants...
Mais une fois le manuscrit accepté par l'éditeur pourrais tu nous dire comment se passe la partie gros sous ?... j'ai entendu la dessus des tas de trucs... et la partie promotion du bouquin...
JM

Bravo pour ces conseils intéressants...
Mais une fois le manuscrit accepté par l'éditeur pourrais tu nous dire comment se passe la partie gros sous ?... j'ai entendu la dessus des tas de trucs... et la partie promotion du bouquin...
JM

Super intéressant, vraiment... Toi, je te mets dans mes favoris ;-) !

C'est vrai qu'après, la partie gros sous, négociation, choix marketings... avec l'éditeur serait intéressante...

Très bon tout ça. Merci à toi.

Bcp de conseils particulièrement éclairés.
Une seule remarque : chercher à faire publier un texte par un éditeur si vous n'êtes pas un politicien connu, un serial-killer ou un quidam à qui il est arrivé quelque chose d'extraordinaire et relayé par les médias relève de l'utopie la plus complète.
Vous n'avez qu'une chance sur 10.000 qu'un éditeur ouvre seulement votre manuscrit (source Solaedit)!
Je suis auteur de trois pièces de théâtres éditées par un "marchand" qui m'a refusé la dernière, jugée "trop sérieuse et donc peu vendeuse".
J'ai aussi un livre qui va paraître par l'intermédiaire de Solaedit dont le taux de rejet n'est que de 98%. Comme quoi, il y a toujours un espoir, mais à condition de ne pas tenter n'importe quoi et de finir par désespérer.
Courage à toutes et à tous.
Ne jamais oublier qu'écrire, c'est déjà SE faire plaisir !
Pierre

Déshabillages


Au téléphone ! Kristin m’avait annoncé au téléphone que c’était « fini, nous deux ». Sans plus d’explications. J’ai sauté sur mon vélo et mouliné jusqu’à chez elle.
J’ai sonné en bas de l’immeuble : elle n’a pas voulu m’ouvrir, alors j’ai gueulé dans l’interphone :
– Je te préviens : si tu n’ouvres pas, je me fous à poil dans la rue !
Mon ex a ri.
Je ne me suis pas dégonflé. Je me suis déshabillé entièrement. Il faisait très froid. En quelques minutes, j’étais bleu comme un gyrophare.
Une femme est passée en me dévisageant, si j’ose dire. C’est sans doute elle qui a appelé les flics, un petit poulet tout maigre et un cétacé moustachu, qui ont garé leur 205 devant l’immeuble.
Le petit poulet et le gros chapon sont descendus de leur véhicule de fonction. Gros Chapon a mis sa grosse casquette sur son crâne de gros, parce que c’est le règlement, et surtout parce que ça lui tenait chaud aux idées.
– Alors, on fait du strip-tease ?, m’a finement harponné le béluga.
Il me fixait droit dans les yeux à la fois pour m’intimider et parce qu’il ne voulait pas s’attarder sur mes roubignolles élevées en plein air et que berçait la brise du soir.
Les keufs m’ont successivement demandé mes papiers et ce que je foutais là, avec l’air de connaître la réponse.
Tout en extirpant mon portefeuille de ma veste qui gisait en tas sur le trottoir, j’ai tenté de leur expliquer que j’étais sur le point de gagner un pari.
Pendant notre entretien, Kristin avait décroché l’interphone dont le grésillement ne couvrait pas ses gloussements étouffés.
Sympa, Petit Poulet m’a laissé le choix entre me rhabiller et les suivre au poste, ou rester à poil et les suivre au poste. J’ai hésité deux longues secondes et j’ai enfilé mes chaussettes (je commence toujours par les chaussettes).
Pour effectuer mon effeuillage à l’envers, j’ai pris mon temps et aussi celui des flics, qui poussaient de longs soupirs stéréo et décidèrent finalement de jeter l’éponge.
– La prochaine fois, on vous embarque !, m’a garanti le poussin, la main sur la portière.
Entre deux éternuements, j’ai promis de ne pas récidiver, d’une part pour éviter de passer une nuit au poste et surtout parce qu’il me fallait bien admettre que mon chantage ne fonctionnait pas.
Faux ! Pendant que la basse-cour s’éloignait, j’ai entendu mon ex (en passe de devenir mon ex-ex) capituler dans l’interphone :
– Tu as gagné : monte ! Dépêche-toi, j’ai froid.
Je suis donc monté.
Entièrement dé-vêtue, Kristin était lascivement allongée sur son lit.
En soupirant à la fois de bonheur et de fierté, j’ai retiré à nouveau mes chaussettes (je commence toujours par les chaussettes).

L’homme qui gratouillait
à l’oreille des gendarmes

Lorsqu’il pratique la – superbe – technique dite « slide », le guitariste de blues use d’un court tube de métal ou de verre, en anglais « bottleneck », l’instrument ayant été à l’origine façonné à partir d’un goulot (neck) de bouteille (bottle).

Le concert de ce soir a lieu à quatre-vingts kilomètres et je ne suis pas en avance. À leur croisement favori – calamité ! – un couple de gendarmes à moto me fait signe de me garer. Je range ma Citroën sur le bas-côté.
Salut militaire, sourire crispé et présentation des papiers ; re-salut militaire, re-sourire crispé. Tout est en règle et je m’apprête à reprendre gaiement la route lorsque l’un des pandores, aventurant un œil exercé à l’intérieur de ma voiture et avisant mon matériel de musique empilé sur le siège arrière, me demande avec une extrême concision :
– Musicien ?
– Guitariste, rivalisé-je de laconisme en attachant ostensiblement ma ceinture de sécurité.
– Quel genre ?, émet le prolixe motard.
Je tente de l’impressionner définitivement en lui expliquant que je joue aussi bien de la guitare acoustique qu’électrique ou même slide.
Raté.


Tu es poussière…


– « Slide ? »
Le factionnaire fonctionnaire a haussé un sourcil profane mais péremptoire. Tout en actionnant le démarreur, je traduis donc en exhibant de ma poche les soixante millimètres de tube chromé qui ne me quittent que dans certaines piscines. Les deux forces de l’ordre – car le motard B, intrigué par nos interminables cachotteries, vient de rejoindre le motard A – écoutant si pieusement mes explications, je propose une démonstration, que mes interlocuteurs acceptent volontiers – les journées d’un gendarme sont parfois monotones.
J’engage mon véhicule sur un petit chemin de terre bordé de plants de tomates, coupe le contact et quitte subséquemment mon auto immobile, ayant empoigné ma gratte et enfilé mon bottleneck. Je m’accorde en hâte et improvise vigoureusement sur l’immortel Rollin’ and tumblin’. Mon pied frappe le sol ; il fait très chaud et très sec ; l’ambiance monte, en même temps qu’un gros nuage de poussière.


Je mets le feu aux gendarmes


Au cours de ma prestation, le représentant de la loi accroupi face à moi ne quitte mes doigts ni des yeux ni des oreilles et bat – timidement, mais il bat – du pied en cadence. Le représentant des forces de l’ordre dans cette partie du champ de tomates semble enchanté d’être là. Son collègue, ne s’autorisant pas à abandonner, lui aussi, son poste pour écouter du blues, est demeuré en faction sur le talus de la départementale, à quatre mètres à peine de l’épicentre rock’n rollien. Les jambes écartées, les mains croisées dans un dos raidi par son rigoureux ministère, le regard embusqué derrière ses lunettes de soleil réglementaires quoique embuées d’espoir qu’un calcineur de STOP viendra distraire son interminable affût, le militaire tend l’oreille.
– J’aurais bien aimé apprendre la guitare, nous soupire le brigadier sans détourner la tête.
Après quelques minutes de concert impromptu, je remballe. Cette fois, je suis vraiment à la bourre. Les gendarmes, dont j’ai, semble-t-il, agréablement pulvérisé la routine, me remercient tacitement et, sur un ultime salut, bref mais imprégné de considération, ils interrompent le trafic pour permettre à mon Ami 6 de prendre son élan vers la ville.
J’enclenche la première, pense à mettre le clignotant et embraie, le sourire aux lèvres, très « Ne vous inquiétez pas : je reviendrai. »
Après un petit kilomètre, j’enlève le frein à main

Les cordes de guitare

Sur présentation de cette page, votre fournisseur habituel vous remettra gratuitement un carton de cordes de votre choix.
Refusez poliment.

Si l’on compare une guitare à une voiture, les cordes en constituent le moteur. On en distingue deux types :
– les moteurs nylon, pour guitares classiques, etc., (c’est tout, en fait) ;
– et les moteurs en métal (mes chouchous).
Les cordes en nylon ont la préférence des guitaristes aux doigts sensibles mais au cœur sec, car elles sont fabriquées à partir de boyaux de chats (felix domesticus), d’ailleurs souvent prélevés sans le consentement écrit de l’intéressé.
Les guitares électriques, respectueuses de toute forme de vie, dont celle des félidés, sont exclusivement équipées de cordes en métal précieux (or, platine, argent, plutonium…), en dépit d’une légende coriace qui prétend que des cordes en acier aient été fabriquées à titre expérimental. Un jeu en aurait même été dérobé au laboratoire, pourtant fermé à clé. À y réfléchir, je me souviens avoir aperçu un individu marcher dans ma rue. Le mystère demeure épais. Observez bien votre jeu de cordes : si vous avez le moindre doute, faites-le moi parvenir à des fins d’expertise. En attendant, n’ouvrez à personne.
Plus coupantes que le nylon


Les cordes en métal sont bien plus coupantes que les cordes en nylon. Elles permettent de trancher une tomate en sept tranches égales sans le moindre effort. Mais lorsqu’elles cassent, les pertes en vies humaines sont importantes, aussi évitez de les tripoter sans cesse. Accordez-vous une bonne fois et n’y touchez plus.
Un petit truc de pro : pour en éviter la corrosion par la sueur, badigeonnez vos cordes avec un minimum de minium avant et après chaque utilisation.
Le nombre de cordes sur une guitare est généralement de six, comme les œufs. Ne me demandez pas pourquoi, j’ai assez de soucis comme ça (sans doute une par doigt ?) Parfois douze (pour jouer à deux mains), voire dix. En fait, il n’y a pas de règles, six est une grosse moyenne. J’ai même vu de mes yeux, chez un luthier, une guitare sans cordes…
Le calibre des cordes varie énormément. Votre choix sera fonction de votre adresse et du gibier à jouer.
Bonne chasse.

Le manche de guitare

Autrefois, le bois employé en lutherie séchait naturellement pendant des années avant d’être usiné. De nos jours, l’étuvage permet de réduire considérablement les délais de séchage au point qu’entre le bouturage d’un palissandre – proche parent de la famille des bignoniacées – et son usinage, il s’écoule aujourd’hui environ six minutes. Un nouvel engrais permettrait d’obtenir sous peu des séquoias géants en moins de trente secondes.

Le petit truc du pro

Un manche de guitare peut être fixé à la caisse de l’instrument de plusieurs manières : collé, vissé, ficelé ou agrafé…, qu’importe pourvu que ça tienne.
La pesante tringle en acier qui parcourt la longueur du manche est parfois ôtée afin d’alléger l’instrument, mais cette erreur ne se produit qu’une fois dans une vie. (Penser à la déguster.)

Un peu de technique

Verticalement, le manche d’une guitare se compose de deux couches de bois superposées. La couche inférieure, presque toujours en érable, constitue en quelque sorte la couche de pommes de terre d’un gratin. La couche supérieure, généralement en palissandre – proche parent de la famille des bignoniacées –, fait office de gruyère râpé.

Plus vite, schneller, slim fast

La touche d’un manche de guitare peut être creusée (ou scalopée) pour jouer plus vite.
Si elle est toujours plate sur les guitares classiques, elle est généralement arrondie sur les guitares pas classiques pour favoriser la vélocité. Elle est vernie pour plus de célérité. Les manches larges permettent de gagner en rapidité.

Il manque une case

Vue d’avion, la touche est biffée d’environ vingt barrettes de métal ou frettes, qui délimitent des cases. À la douzième case, les deux repères désignent la case du chef.
Sur le manche d’une guitare fretless, les cases ne sont pas distinctes les unes des autres. Le manche constitue une sorte de case collective abritant une tribu tout entière. Promiscuité oblige, les lois y sont appliquées sévèrement et les tabous y prolifèrent.

Je cherche à publier un livre pour enfants... avez vous des conseils?

je veux etre dans un blog

Par pur esprit de provocation, j'ai envie de dire ceci : ne vous faites surtout pas publier, diffusez simplement à tous et gratuitement sur Internet, via votre site/blog (libre à chaque lecteur ensuite d'imprimer sous la forme de son choix)

1- Pourquoi enfermer votre réalité parallèle en espérant l'échanger contre quelques malheureux euros ?

2- Pourquoi aliéner votre liberté de modification de cette réalité à tout moment en la faisant imprimer ?

3- Pourquoi affaiblir votre réalité parallèle en l'inscrivant dans la réalité présente, comme une création "littéraire" ?


Ws Ergans - "Récits de la famille Egans"
Une "démo" ? Entrez le titre sur Google ou le lien ci-dessous
http://traces.over-blog.com/

Vous n'avez pas besoin d'un éditeur ; un éditeur est un boutiquier. Tenez-vous vraiment à vendre votre réalité parallèle à un boutiquier ?

Ceci étant : je viens de découvrir un nouveau site d'éditeur en ligne qui fonctionne sur un système très ingénieux, avec un esprit "non boutiquier"
(totale liberté), et c'est ici :

http://www.inlibroveritas.net/

Un auteur peut y placer ses textes librement, comme sur tout autre site littéraire, et ce gratuitement. Une fois ses textes placés, il garde la possibilité technique de les modifier à tout moment (il gère lui-même cet aspect "technique"). De leur coté, les lecteurs peuvent choisir entre une lecture gratuite, un téléchargement payant ou l'achat du texte en livre papier (20 pages minimum par livre).

Diffusion gratuite pour l'auteur, dans la souplesse et dans la liberté, ce sont deux choses que l'on ne rencontre pas si souvent.

Qu'en pensez-vous ?

je veux des sites qui explique comment faire une voiture robot merci

Bravo pour ce site, je parcourais le web pour y trouver des conseils...je vais essayer d'écrire et peut être pourquoi pas si je me prend au jeu et si j'ai suffisamment de talent aller plus loin en cherchant à l'éditer...je ne suis pas encore là, mais j'ai envie de retrouver cette envie d'écrire et je sens le besoin de traiter un sujet qui me tient à coeur...au plaisir...
Nicolas, 21 ans, Rennes.

je ne sais quoi dire sauf que j ai ecrit un livre que je desire publier

je ne sais quoi dire sauf que j ai ecrit un livre que je desire publier

Préambule à l’Odème

Si une fois se rencontre ,
Amour parfait, parfaite personne,
Que de tout ce corps, son corps résonne
Que son regard miroir ne montre
Que merveilles et sérénité
Comment penser à l’oublier
Et qu’attendre de sa destinée
Qu ‘une autre étoile pour rayonner ?

Odème

Odème: Poème, Ode, Oedème ,
Blessures de l’Âme et du coeur
Egratignures du corps qui porte ,
Humide encore la trace blême
De ton adieu dans mes "je t’aime"
Autant d’épines à mon diadème,
Qui ruissèlent sur la pâleur,
De mon visage qui demeure ,
L’ombre passée de mon bonheur.
Ton abandon toujours m’escorte,
Sans que ne s’efface d’aucune sorte,
Le désespoir devant ma porte.

Poème de sang, source de l’Ode,
Je crie ton nom qui me fait mal,
J’implore le ciel et je m’égare,
Ma tête branchées aux électrodes,
De tes vibrations, en quête d’anodes,
Virtuelles amours soufflant l’exode,
Des caresses charnelles amorales,
Dans ce vide, ce gouffre sentimental,
Abîme des lueurs de mon astral.
Ton silence, seul bijou dont tu me pares,
Unique musique sur ma guitare,
Grise ma raison de sons barbares.

Ode à toi, passé entre mes bras,
A ta peau que toujours je respire,
A ton regard de feu et pourtant,
Ode à la souffrance qui m’anima,
Quand comme une plume tu m’arrachas
De ton corps , de ton nid, de ta voix,
Du bien douillet de notre plaisir,
Sans t’émouvoir de me détruire,
Oiseau fragile, corde de Lyre.
Nos étreintes chaudes de volcans,
Délit du lit de nos serments,
Erreur fatale de s’aimer tant.

Oedème qui persiste de toi,
Dans l’esprit confus de cet enfer,
Dans les nuages d’un ciel qui traîne,
Sous la grisaille , son désarroi.
Oedème qui ne se distingue pas,
D’une colère montant tel un raz,
Destructrice comme l’est la mer,
Chaque cellule marquée au fer,
De ton prénom, mon nom de guerre.
J’absorbais de toi mon oxygène
Précieux fluide, mélodie humaine,
Jusqu’à ce que casse la porcelaine .

Odème, un douloureux mélange,
De souvenirs tendres et violents,
De sucrés secrets à protéger,
De confessions et de louanges,
Pures ritournelles de mésanges,
Qui subliment même cette étrange
Affliction lourde que je ressens
En évaporant au firmament ,
Les voiles blancs de l’inconscient.
Car si grande passion , ainsi parée,
De tant de grâces et de beautés,
Se doit figée d’Eternité.

***********************

j'ai montré mon manuscrit de roman " D'amour et de sang d'hibiscus" à treize éditeurs... Pas 22, voilà l'erreur, j'écris des poèmes aussi, nouvelles, et travaille à mon second roman,j'ai contacté des écrivains,je fais deux expos de mes portraits à l'aquarelle, mais rien ne se passe jamais, je ne suis pas découragée d'écrire c'est un bonheur quotidien, mais pour le reste.. je ne sais pas où sont les portes,j'ai tenté les fenêtres, mais sans résultat... Il n'y a que mon pc qui, quelques fois me transmet des messages d'encouragement...
Amicalement
blog au nouvelobs fleur2sel

Bonjour,

Merci pour votre site, merci pour vos conseils et vos encouragements. Ca fait du bien de vous lire. Votre témoignage est très important surtout pour les débutants. Il y a des leçons à en tirer.

Je me suis pris deux bonnes douches froides. Une par Flammarion et l'autre par les Editions Robert Laffont qui organisaient un concours. Le fait de ne pas avoir été retenue à ce concours, m'a fortement affectée, bien que je savais que mon roman comportait quelques anomalies détectées après l'envoie de mon manuscrit. Ce n'est pas que je pensais qu'il ferait la une, ma déception est liée au simple fait que je me dis que s'il n'a pas retenu l'attention c'est que je suis vraiment nulle, et que d'autres sont bien plus doués et qu'il me reste peu d'espoirs.
Le problème c'est qu'on a beau se relire des centaines de fois, il reste toujours quelque part, une petite faille. Faille qui hélas ne passe pas inaperçue devant un comité de lecture et qui peut remettre en question toute l'histoire, si elle n'est pas lue dans son intégralité. Ce qui est souvent le cas. Une pierre sur le chemin et pof ! Le manuscrit est aussitôt refermé, on ne cherche pas à lire plus loin ...
Le pire dans cette affaire, c'est que je n'ai pas eu de commentaires, pas eu la moindre critique, c'est très dur, car je ne sais pas si mon style est bon, si mes idées sont intéressantes. Comment s'améliorer en pareil cas ? Je me dis alors que ce que j'écris est tellement mauvais, que ça se passe de commentaires, qu'il n'y a même pas besoin de chercher à améliorer quoi que ce soit. Aujourd'hui, je suis tellement désespérée, déçue, car écrire est pour moi une passion si profonde, si intense. Je ne pourrais jamais renoncer. C'est si dur de se dire que je perds mon temps et qu'il faut envisager de tout arrêter. Après tant de travail, tant d'heures passées devant le clavier et l'écran, à travailler et retravailler chaque scène comme une dingue, à faire également des recherches sur internet pour rendre l'histoire plausible, sensée.
J'écris de la science fiction et cela demande énormément de travail et de recherches conçernant la science dans de nombreux domaines. Tous ces efforts fournis pour rien, pour se voir refusée ... Oui, décidément je me dis que j'ai choisi une voie très difficile, enfin c'est surtout mon coeur qui a choisi, et ce depuis l'enfance. J'ai toujours aimé écrire, imaginer des histoires ...

Encore merci pour vos encouragments, je vais encore retravailler à fond mon roman, bien que le tome 2 soit en cours d'écriture et presque terminé.

de tres bos conseils sont donnés ici..merci
mais comment faire pour s'adresser à un auteur ,pour qu'il accepte de lire notre livre?
merci infiniment

Bonjour je suis tres heureux d 'avoir lu vos suggestions sur ce thème.Je suis moi meme l auteur d une histoire que je propose mais elle reste sans succès mais pouvezb vous me doner les voies et moyens pour y arriver.Par exemple des adresses d' auditeurs afin que je puisse les contacter. m erci d'avance. Mon adressemail est tracheis@yahoo.fr

J'ai envie d'écrire un roman, j'ai lu ce que vous avez conseillé, comme je suis une acharnée je vais écrire un premier jus.
pourrais-je vous l'envoyer??
en tous cas merci des conseils.

Merci, vous me donnez du courage !

slt um voila moi j'ai 14 ans et j'en sui a la fin de mon premier livre de ma saga ( de 3 tome). je cherchais des conseils pour pouvoir le publier (ac l'aide de mes parents bien sur). je pense que je vais déjà le faire corriger et lire par mon prof de francais (au cas où). je te remerci pour tes conseils qui vont me permettre de ne pas me décourager, autant dans l'écriture de ma saga que dans la recherche d'éditeur ( même si je ne désire pas du tout envisager une carrière d'écrivin).
merci beaucoup.
by

La merveilleuse toile m'a menée jusqu'ici. Merci pour ces conseils précieux. Cela motive énormément, on a tous l'espoir de réussir de se faire publierun jour. Vous avez mis l'accent sur des mentions aussi importantes que d'intéresser au maximum son lecteur. Evidemment, on n'y pense pas forcément lorsqu'on estime qu'on avait trop donné en ayant écrit tous ces pavés.

Bonne année!

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