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16 juin 2005

Le retour de Lili Drop

06150009_1Mercredi 15 était une soirée attendue. Olive faisait son retour sur une scène après une longue traversée du désert. Il reformait pour l'occasion Lili Drop, groupe mythique des années 80 - Enzo Enzo en était la bassiste...

J'ai connu Olive lorsque j'ai écrit la bio de Téléphone - c'est un ami d'enfant de Jean-Louis Aubert et sans doute son plus grand ami. Nous nous sommes rencontrés plus récemment alors qu'Olive est monté à Paris vers le printemps 2004, tandis que j'avais moi-même démarré une bio d'Aubert - à paraître l'an prochain.

Il y a 6 mois, j'avais pris un pot avec Olive qui était alors "down" suite à divers soucis persos. Je lui avais alors dit : "Olive, il faut que tu reprennes la musique. Le public a besoin de toi." Je pensais aussi que cela pourrait le regonfler à bloc mais sur le moment, la démarche l'avait agacé. Il ne se sentait pas prêt, que ce soit physiquement ou moralement. Nous avons gardé le contact et nous sommes revus ensuite, tissant des liens dans une ouate ressemblant comme deux gouttes d'eau à de l'amitié. J'ai eu peur et comme d'autres, j'attendais ce moment où il reprendrait le flambeau.

Il y a un mois ou deux, j'ai appris qu'il allait reformer Lili Drop, le temps d'un concert et peut-être plus... A l'approche du 15 juin, son moral remontait et la perspective d'une compil de Lili Drop et même d'un nouvel album avec un groupe tout neuf se dessinait.

06150001 Ce soir, le théâtre Ephémère en bordure du quai de Valmy grouille d'une vaste population. Les fans comme les potes sont venus nombreux. Olive est à table, et la fille qui m'accompagne et ne le connaît pas plus que cela m'affirme qu'elle a tout de suite remarqué sa présence. De bonne augure...

06150002Parmi ceux qui ont fait le déplacement figurent Richard Kolinka, Farid Chopel et aussi Charlélie, que je connais pour l'avoir interviewé 3 ans plus tôt. Le barde vit désormais à New York en tant que peintre et vient d'arriver à Paris pour une tournée d'été relative à son nouvel album. Nous discutons de sa nouvelle vie. Il apprécie d'être à New York où il a déjà fait plusieurs expos et dit s'être accoutumé à l'univers yankee, avec ses contraintes et ce que je perçois comme une certaine rigidité des relations sociales, qui serait pourtant selon lui, facile à vivre dans le quotidien.

C'est un groupe formé par le neveu d'Olive, NaIché, qui démarre la soirée. Les chansons sont intéressantes. Toutefois, le mixage machines + guitares n'est pas toujours heureux d'autant qu'en arrière-plan, une fille métisse assure une rythmique funky qui ne demande qu'à exploser. Un spectacteur lâche "il faut éteindre les machines".

06150008_2 Lili Drop arrive enfin. Olive pète la forme et le nouveau groupe est nickel. A la batterie, France Cartigny (par ailleurs chanteuse) assure avec une pêche mahousse, à l'instar d'un Kolinka féminin. Les autres filles du groupe (deux aux choeurs, une à la basse) encadrent avec emphase le maître de cérémonie, par ailleurs épaulé par un fin guitar man. Olive est magnifique, revitalisé, et my god... comme on l'aime. Les tubes défilent : "Sur ma mob" que le public reprend en liesse, "T'oublier" magistral, "Monde animal"...

06150010_2 Sur "Expresso" son vieux pote - et un immense ami personnel - Lionel Lumbroso vient tenir la seconde guitare, tandis qu'il couve Olive de son regard attentionné. Le public témoigne d'un amour sans borne pour le petit elfe régénéré et réclame, réclame, sans faillir, que le charme soit entretenu encore 1 chanson, puis deux, puis trois... Olive, en sueur, se prête au jeu jusqu'à épuiser son répertoire. Pour un retour, c'est triomphal.

06150011 Dans les loges, je surprends Olive avec son "frère" Jean-Louis Aubert. Lionel Lumbro est également là. Nous bavardons, échangeons quelques impressions. Jean-Louis n'a pas été décoiffé par le concert de Coldplay, juste un peu trop sage, et préfère nettement la fougue de Lili Drop ! Je temporise. C'est un autre son, une autre approche.

06150014_1 Kolinka passe sa tête dans l'embrasure, discret mais attentionné.

Olive, pour sa part est aux anges. Lili Drop est reparti. Pas envie de t'perdre man !...

Daniel Ichbiah

12 juin 2005

Le concert de Coldplay à l'Olympia

Coldplay1 Ils sont passés !... Les fans de Coldplay attendaient impatiemment cette soirée du 9 juin, dans la foulée de la sortie du troisième album, qui apparaît déjà comme un classic du rock... Martin et ses amis se sont surpassés.

Jeudi soir, j'arrive vers 18:00 devant l'entrée de l'Olympia. Une queue interminable s'est déjà formée sur le boulevard des Capucines. Quelques fans cherchent en vain qui pourrait vendre une place. Peine perdue. Le groupe a rationné les tickets, les vendant sous forme réduite par son site Web. Devant l'entrée, un fan me demande si je peux faire quelque chose pour lui - je suis invité par EMI en raison du livre que j'ai écrit sur Coldplay - mais désolé mon gars, je ne peux rien pour toi. J'apprendrais plus tard que les quelques places disponibles à la vente sur le trottoir étaient vendues à 120 euros ! En tout cas, durant cette attente, j'apprends par un fan que le nouvel album se serait vendu à 150 000 exemplaires en un jour. Une autre personne affirme que les pré-commandes de l'album se comptaient par millions.

Les portes s'ouvrent vers 19:00. Je parviens à m'installer vers le 10ème rang, suffisamment près du centre pour être sûr de voir le groupe. Commence alors une longue attente - qui va durer jusqu'à 21:15. Impossible de savoir pourquoi c'est si long, mais au vu des va et vient sur la scène, il semble qu'il y ait quelques réglages à accomplir au niveau de la sono.

Coldplay2 Ils arrivent enfin. Martin est incroyablement en forme. Ils démarrent par un morceau du nouvel album avant d'enchaîner sur Politics. Si Martin paraît déchaîné, les autres membres du groupe brillent par leur discrétion, tandis qu'ils assurent hyper efficacement le soutien instrumental. En tout cas, la sono ne paraît pas réglée d'une manière optimale : un excès de basse empêche parfois de distinguer totalement les subtilités de l'accompagnement.

Surprise : la succession des chansons ne paraît pas toujours optimale. L'immense tube Yellow est interprété vers le début alors qu'il pourrait s'agir du type de morceau que l'on fait espérer au public - dans le DVD Live 2003, il intervenait bien plus tard. Mais le plus grand étonnement survient lorsque le groupe démarre un morceau rock puis s'arrête soudain. Martin s'approche du batteur Will Champion et discute avec lui. Il semble exister un souci. Le chanteur explique enfin qu'ils rencontrent un problème imprévu au niveau de la sono et vont devoir laisser tomber ce morceau. Heureusement, il enchaîne sur The scientist et quoiqu'il en soit, le public en liesse est prêt à tout accepter tant la jubilation est grande. Pourtant, à d'autres reprises, comme lors d'un intermède acoustique sur la gauche de la scène, Martin va déplorer les problèmes techniques qu'ils rencontrent ce soir.

Coldplay3 Vers 22:30, le concert s'achève après un rappel au cours duquel le groupe a notamment interprété In my place. La salle reste sur sa faim et réclame un bis à cor et à cri, mais en vain. Le groupe semble avoir trop pâti d'une sonorisation mal réglée et a préféré en rester là.

Nous sortons avec une impression mitigée. C'est un fabuleux groupe. L'un des meilleurs du monde. Mais cette nouvelle tournée qui accompagne la sortie de X&Y ne semble pas encore totalement affinée, notamment au niveau de la séquence des chansons qui devrait sans doute évoluer afin de mieux répartir les très nombreux hits du groupe au milieu des nouveaux thèmes. Il demeure que ce groupe jouit d'une cote d'amour extraordinaire de la part du public et cette soirée l'a démontré. Par ailleurs, le nouvel album est une mine de diamants...

Un grand merci à Fred du site français de Coldplay pour m'avoir fourni trois des photographies qu'il a prises lors du concert.

02 juin 2005

Sortie du livre Coldplay de A à Z

Coldplay_1 Le 4 juin, Musicbook/L'Express publie mon nouveau livre, Coldplay de A à Z. Par un délicieux hasard que nous n'avions pas prévu au départ, le nouvel album du groupe, X&Y sort le 6 juin. Or, c'est un album très attendu. Récemment, le single Speed of Sound extrait de l'album est entré dans le Top 10 américain dès la première semaine. La dernière fois qu'un groupe britannique a accompli une telle prouesse, c'était les Beatles avec (excusez du peu !) "Hey Jude" !

Que dire du livre ? Le site français des fans de Coldplay (coldplay-scientist) m'a questionné sur le sujet et l'interview est en ligne. Je vous en livre un extrait :

C'est d'abord un livre de fan. J'adore des chansons comme The Scientist ou Yellow. Martin est un grand compositeur, potentiellement dans la lignée des grands du genre, à la Lennon-McCartney ou Sting. Je dis "potentiellement" car il faut encore qu'il s'affirme. J'ai pourtant confiance car si l'on regarde ce que faisaient les Beatles au début (She loves you), et vers quoi ils ont évolué (Strawberry Fields), il y a là un sacré potentiel. Ce qui manque peut-être juste à Martin est un alter ego qui compose aussi et crée l'émulation qui a pu exister dans d'autres groupes. Buckland le guitariste lui amène un certain répondant, mais le groupe serait plus fort s'il composait aussi. En tout cas, Martin a une “pâte” extraordinaire et il semble que le nouvel album aille de l'avant en ce sens. Pour ce qui est du livre lui-même, il  fait le tour de ce qui concerne Coldplay : qui est Chris Martin ? Pourquoi une telle popularité ? Qu'est ce qui les rend différents ? Comment sont nées les grandes chansons, etc. Il s'adresse au fan un peu accro comme moi !

C'est donc pour le 4 juin, 2 jours avant l'album et 5 jours avant le concert parisien tant attendu à l'Olympia !