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03 octobre 2006

Une vérité qui dérange : le film ultime !

Algorefilm_1 Si vous ne deviez voir qu’un seul film d’ici les fêtes de fin d’année, que ce soit Une vérité qui dérange

Si vous ne deviez voir qu’un film durant toute la décennie, que ce soit Une vérité qui dérange.

Si vous ne deviez voir qu’un seul film d’ici à la fin de vos jours, courez voir Une vérité qui dérange.

Avec ce long métrage sur le changement climatique, Al Gore a participé à davantage qu’un documentaire. Il marque l’Histoire d’une empreinte ultime, il donne un signal d’alarme de la toute dernière chance : c’est le futur tout entier de cette planète qui est en jeu !

Algore Al Gore est un individu tenace, déterminé et prêt à tout pour faire passer le message. Il ne nous demande qu’une chose : REGARDER. Regarder en face une vérité pas du tout confortable. Regarder de nos yeux ces gigantesques blocs de glace qui s’effondrent aux pôles et donnent le tournis, tandis qu’ils aménagent de fougueuses rivières qui viennent grossir les océans. Regarder ces glaciers jadis majestueux dont la surface s’amenuise d’année en année. Ces territoires qui se dessèchent, réduisant la vie végétale à néant et anéantissant toute possibilité de survie d’une faune.

Une vérité qui dérange est un pamphlet qui rappelle le J’accuse de Zola. Il n’a aucunement vocation à rassurer, car l’heure n’est plus aux politesses. Lorsqu’il était sénateur, Al Gore a lui-même affronté la tiédeur de ses confrères, ultra-pressés d’enterrer un dossier qui dérange, une cause impopulaire, pas vraiment de celles qui rameutent les électeurs. Et les politiques n’ont pas été les seuls à cultiver la politique de l’autruche. Les médias, dans leur superficialité ont contribué à l’anesthésie générale des consciences.

Celui qui fut vice-président de Bill Clinton assène un fait. Sur les 698 études qui ont été rédigées au cours des années passées, celles qui contestaient la réalité du changement climatique et des bouleversements attendus se dénombraient très exactement à 0 !

Seulement voilà, un certain lobby pétrolier a eu intérêt à voiler la chose. Il s’en est donc suivi une campagne savamment orchestrée visant à semer le doute. Un doute qui n’était émaillé par aucun fait, aucune étude. Le résultat des courses a pour été navrant : 52% des articles publiés sur le sujet se sont plu à relayer cette idée d’un éventuel doute sur la question. La chose en dit long sur le lavage de cerveau lancinant qu’effectuent à la longue certains médias sur la pensée collective.

Al Gore en a vu d’autres. Comme le montre discrètement le film, il a eu à pâtir personnellement d’un épisode demeuré abject, celui qui a vu la présidence américaine lui échapper, à quelques centaines de voix près dans un seul état, celui de Miami, dans des circonstances de potentiel truquage des votes alarmantes. À la place de l’écologiste Al Gore, c’est un représentant du lobby pétrolier qui a été installé au pouvoir, un homme dont on ne sait toujours pas s’il est animé par sa viscérale stupidité ou par un machiavélisme avéré qu’il travestit dans une sottise de surface. Le monde a rarement autant perdu au change.

Pourtant, Gore a repris son bâton de pèlerin et continué de donner conférence sur conférence afin d’alerter l’opinion publique sur l’infâme réalité du réchauffement climatique. Avec à l’appui des chiffres, des réalités scientifiques, des images.

Il y aura certes quelques fats pour tenter de minimiser la portée de tels arguments. Quelques bien pensants sûrs de leurs faits qui voudront colorer ces faits de lait fraise. Au cours du film, nous en voyons quelques uns à l’œuvre comme ce conseiller à l’environnement de la Maison Blanche qui rature de sa main un rapport alarmiste et qui, une fois licencié en raison du scandale, est immédiatement embauché par le pétrolier Exxon ! Il y aura donc quelques irréductibles qui tenteront de noyer ces faits en prétendant qu’il n’y aurait, dans le film Une vérité qui dérange que quelques délires d’écologistes enflammés. Une comparaison s’impose. Ces esprits atrophiés sont similaires à ceux qui auraient trouvé de mauvais goût d’évoquer les camps de la mort durant la seconde guerre mondiale. Navré si la similitude fait grincer quelques dents, mais il existe un point où la dénégation frénétique de ce que les sens peuvent observer s’apparente à du révisionnisme.

Qu’importe pourtant les cris d’orfraies que pourraient pousser ceux qu’un tel film bouscule dans leur bien-être. Ce film n’a pas été réalisé pour eux. Il s’adresse aux millions de personnes demeurées suffisamment lucides pour avoir le cran d’agir. Car des solutions pour éviter la catastrophe, le film en propose sur son finale. Et si un jour cette planète échappe de justesse au pire, ce sera en partie parce que vous aurez vu ce film, parce que vous aurez incité vos amis à le voir, parce que vous aurez incité vos représentants politiques à le voir et à agir en conséquence, parce que vous aurez vous-même pris des mesures dans votre vie quotidienne pour participer à enrayer le phénomène.

Deauville Aller voir Une vérité qui dérange est un acte civique. Et comme l’a suggéré un membre du jury lors du festival de Deauville, il mériterait d’être projeté dans toutes les écoles de France.

C’est le film le plus important que j’aie vu de toute mon existence. Et je vais m’empresser d’aller le voir et revoir dès sa sortie officielle en salles le 11 octobre.

Daniel Ichbiah

Une vérité qui dérange / An inconvenient truth

Film de David Guggenheim avec Al Gore

Distribution UIP

Sortie en salles : le 11 octobre 2006.

Tous mes remerciements à Manuela Sourdin de la Fondation Nicolas Hulot pour m'avoir invité à cette projection en avant-première.

Quelques sites à consulter pour en savoir plus :

ADEME / Défis pour la Terre

Le blog de l'Association Terre de Noelle Saugout

Cet article a également été publié sur Agoravox.

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Voici les sites qui parlent de Une vérité qui dérange : le film ultime !:

Commentaires

Et bien alors quel dommage que j'ai loupé la séance…
;)

S'informer, réfléchir, discuter, c'est bien mais ne croyez-vous pas qu'il est maintenant plus que temps de passer vraiment à l'action?

Si vous êtes vraiment motivés pour avancer dans la recherche de solutions au problème du changement climatique (qui n'est pas le seul problème, n'oublions pas la biodiversité qui diminue, les océans qui se vident, l'érosion des terres arables, la pollution de l'eau, de l'air, des sols, etc...), je recherche des partenaires (c'est-à-dire des gens comme vous, si, si !) pour développer une organisation engagée dans cette voie: "O".

L'idée: les petits gestes dont tout le monde parle sont insuffisants, il est nécessaire de modifier plus en profondeur notre mode de vie, c'est à dire, entre autres, ne plus prendre l'avion, se passer de la voiture le plus souvent possible (le mieux étant de ne pas en acheter), changer ses habitudes alimentaires (moins de viande, de fraises en février, de raisin d'Afrique du Sud), habiter près de son travail et plutôt dans un appartement en ville, et moins consommer en général...

Rien d'impossible, et pourtant ces changements nécessaires sont très difficiles à accepter parce que contraires au fonctionnement actuelle de notre société, basé sur la production (et donc le travail, l'emploi, l'utilité sociale et le statut qui lui sont associés) et la consommation (et donc l'appartenance à un groupe social et la recherche du prestige) de biens et de services, ce qui s'accompagne toujours ou presque de pollutions diverses. Comme nous avons tous besoin de travailler et que nous voulons tous accéder à une certaine reconnaissance sociale, agir efficacement contre le changement climatique est très difficile, nous n'y arriverons pas si nous ne donnons pas de la valeur sociale (de l'estime, de l'admiration, de l'envie) aux conduites à tenir.

Objectif: renverser la vapeur en valorisant socialement ceux qui agissent de manière responsable (c'est à dire qui cherchent à minimiser leur empreinte écologique), essayer d'imaginer un mode de vie durable et accessible à tous et enfin, ce qui rejoint un peu le premier point, inventer d'autres moyens de cohésion et de valorisation sociale que le travail et la consommation, ou alors les orienter vers des activités environnementalement soutenables.

Si vous êtes intéressé, allez faire un tour sur le site suivant:

http://jean.chamel.free.fr/o

et n'hésitez pas à me contacter pour plus d'informations en écrivant à contactero@gmail.com

Cher Daniel,

Merci pour votre post et je souhaite attirer votre attention sur une information capitale.

Saviez vous que le gouvernement americain possede des brevets sur la modification du temps (meteo), ceux ci sont appelles "weather modification" ou encore "weather control" :

http://en.wikipedia.org/wiki/Weather_control

On entend aussi parler de "weather weapons" et le tsunami d'Indonesie ainsi que Katrina sont donc tres suspects :

http://www.abovetopsecret.com/forum/thread166501/pg1

Ainsi je ne peux vous cacher que je crois sincerement que le global warming a ete cree et monte de toute piece pour nous imposer un nouvel impot mondial :

http://www.foxnews.com/story/0,2933,152801,00.html

Il y a bien d'autre chose que j'aimerais vous dire mais ce serait hors sujet, mais si vous ecrivez un post sur la situation aux Usa, je pourrais vous dire que la loi martiale risque d'etre declaree en moins d'un an.

Hello!
Nice site ;)
Bye

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