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  • octobre 2006: Georges Brassens intime
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  • novembre 2005: Histoire des jeux vidéo
  • septembre 2005: Fahrenheit
  • juin 2005: Coldplay de A à Z
  • avril 2005: MSN Messenger 7

02 juin 2005

Sortie du livre Coldplay de A à Z

Coldplay_1 Le 4 juin, Musicbook/L'Express publie mon nouveau livre, Coldplay de A à Z. Par un délicieux hasard que nous n'avions pas prévu au départ, le nouvel album du groupe, X&Y sort le 6 juin. Or, c'est un album très attendu. Récemment, le single Speed of Sound extrait de l'album est entré dans le Top 10 américain dès la première semaine. La dernière fois qu'un groupe britannique a accompli une telle prouesse, c'était les Beatles avec (excusez du peu !) "Hey Jude" !

Que dire du livre ? Le site français des fans de Coldplay (coldplay-scientist) m'a questionné sur le sujet et l'interview est en ligne. Je vous en livre un extrait :

C'est d'abord un livre de fan. J'adore des chansons comme The Scientist ou Yellow. Martin est un grand compositeur, potentiellement dans la lignée des grands du genre, à la Lennon-McCartney ou Sting. Je dis "potentiellement" car il faut encore qu'il s'affirme. J'ai pourtant confiance car si l'on regarde ce que faisaient les Beatles au début (She loves you), et vers quoi ils ont évolué (Strawberry Fields), il y a là un sacré potentiel. Ce qui manque peut-être juste à Martin est un alter ego qui compose aussi et crée l'émulation qui a pu exister dans d'autres groupes. Buckland le guitariste lui amène un certain répondant, mais le groupe serait plus fort s'il composait aussi. En tout cas, Martin a une “pâte” extraordinaire et il semble que le nouvel album aille de l'avant en ce sens. Pour ce qui est du livre lui-même, il  fait le tour de ce qui concerne Coldplay : qui est Chris Martin ? Pourquoi une telle popularité ? Qu'est ce qui les rend différents ? Comment sont nées les grandes chansons, etc. Il s'adresse au fan un peu accro comme moi !

C'est donc pour le 4 juin, 2 jours avant l'album et 5 jours avant le concert parisien tant attendu à l'Olympia !

23 mai 2005

Le Festival des Mondes Imaginaires à Epinal

Daniel2 Samedi et dimanche, j'ai été invité à Imaginales, le Festival des Mondes Imaginaires, organisé à Epinal. Mission du week-end : participer à un débat sur les androïdes, et aussi tenir une conférence d'une heure sur le thème : "l'évolution de l'image des robots dans la fiction." Des moments forts, avec des échanges d'idées intenses dûs à des divergences de vues assez aïgus sur le rôle que devraient jouer les robots dans la société future. Sans nul doute, le sujet passionne le public qui a ses propres idées et craintes sur la question. Durant le débat, qu'anime Olivier Delcroix du Figaro Littéraire et auquel participent notamment Xavier Maumejean et Michel de Pracontal, certains insistent pour rendre grâce à la fiction de tisser des potentiels irréalistes pour le robot, alors que j'estime qu'au contraire, bien des oeuvres cinématographiques telles A.I. de Spielberg contribuent à perpétuer une notion presque infantile comme quoi la conscience pourrait un jour naître de ce qui demeure fondamentalement un objet bourré d'éléments mécaniques et électroniques. Lors de la conférence qui s'ensuit et qui est animé par Olivier Noel, collaborateur du magazine de SF Galaxies, je tente toutefois de donner une image plus glamour du robot.

Souad2

Mais durant la journée, l'actualité est ailleurs. Elle se passe dans la grande salle où les auteurs font les dédicaces de leurs livres. Et il s'en passe des choses. A la même hauteur que la table où je suis installé, opère un fabuleux maquilleur, Thibaut de Lobel Mahy, qui a pour canevas, le buste de l'artiste Souad. Sous nos yeux, heure après heure, nous la voyons se transformer en créature fantastique. Expert en effets spéciaux, Thibaut appartient à une  compagnie intitulé Tibodypaint et ses créations peuvent être consultées sur ce site.

05210012Pierre Pelot est l'un des auteurs français les plus prolifiques qui soient. Il a dû écrire quelques 180 livres à ce jour. Les amateurs de science-fiction le connaissent avant tout pour ses divers romans publiés dans la collection Présence du Futur, mais comme me le rappelle Pierre, il n'écrit plus beaucoup de S.F. aujourd'hui,  ayant fortement diversifié ses écrits : théâtre, travail pour le cinéma, collaboration avec Yves Coppens sur Le Rêve de Lucie...

Jacques Goimard est tout aussi connu des amateurs de science-fictiGoimardon, notamment pour les anthologies et études qu'il a réalisées. Chaque amateur en a souvent au moins une dans sa bibliothèque. Jacques, qui opérait encore récemment au Fleuve Noir a pris sa retraite, mais continue d'intervenir comme membre du jury dans le cadre de divers prix littéraire. A ce titre, il demande à recevoir un exemplaire de mon livre sur les Robots. Avec plaisir, sir !

AyerdhalAyerdhal, autre auteur français célèbre dans la SF est fatigué. Il a fort peu dormi la nuit précédente. Au restaurant, nous débattons de tout et de rien et tombons d'accord sur le fait que son éditrice, Marion Mazauric (que nous adorons par ailleurs) ne possède qu'un vice,  même pas caché : elle adore la tauromachie. Oh my god ! Je sais bien que personne n'est parfait, mais Marion tu y vas fort. A un autre moment, le même viking se réveille pour prendre la défense du "Non" au référendum dans une table qui reproduit la proportion de la douce France : environ 50 / 50 de "Oui" et de "Non". A tout prendre, cela m'incite tout de même à lire de plus près ce texte que beaucoup d'entre nous ont regardé avec effroi, osant à peine le balayer en dialogonale.  Plus amer, Ayerdhal cite un autre de ses éditeurs, et laisse entendre qu'il y aurait eu un décalage troublant entre ses relevés de vente et les certificats de pilon. Gasp !...

Voilà au moins une pratique dont on voudrait penser qu'elle n'intervieBragelone_3ndra jamais chez Bragelone. Il est vrai que cet éditeur se distingue par son approche intègre, sincère et à l'ancienne. C'est avec pas mal d"émotion que Stéphane Marsan (sur la gauche dans la photo) fait le speech pour fêter les 5 ans de la maison. Et de rappeler combien, lorsqu'ils ont lancé leur boîte en l'an 2000, ils ont couramment entendu qu'ils allaient se planter. Et bien, que les oiseaux de mauvaise augure sachent qu'ils sont là, et vont si bien qu'ils sont n°1 de la SF (fantastique) en France. Moi, je suis plus pote avec son alter ego, Alain Nevant, que je connais par le biais de l'univers du jeu vidéo où il a sévi.

Davidcalvo_2Autre transfuge de l'univers du jeu vidéo, David Calvo fait partie des journalistes spécialisés dans le domaine que je croisais jadis dans des salons tels que l'E3 à Los Angeles - la grand messe du genre. David a quitté le domaine depuis 2 ou 3 ans pour devenir écrivain, et cela marche bien pour lui. Il dédicace, dédicace, dédicace...


Peterpoth_1Jay Alis vient pour sa part de la pub et sa créativité est multiforme. Non content de créer le livre Peter Poth (une aventure fantastique à la Harry Potter), il a également créé de toute pièce les objets qui correspondent à ce monde : serpent, personnages, pièces... Une initiative impressionnante et appelée à évoluer sur de nombreux tomes. On imagine aisément une adaptation en jeu vidéo...

Autre participant dont il faut noter la présence, le magazine Khimaira qui est dédié  l'actualité de l'imaginaire : fantasy, science-fiction... Parmi les manifestations assez fun qu'ils ont mis sur pied figure un festival de toutes les fantasy qui aura lieu entre le 24 et le 26 juin à Mons en Belgique avec pour thème (trop infernal !) : Le Seigneur des Anneaux. John Howe, conseiller artistique du film va faire le déplacement. Troubadours, magiciens et trolls, rassemblons-nous...

Pour terminer, un grand merci à Stéphane Nicot co-organisateur de la manifestation avec Alain Visse. Stéphane est un des grands spécialistes de la SF en France (je l'ai interviewé à ce titre dans mon livre sur les Robots) et aussi un organisateur de festivals littéraire (principalement SF) depuis plus d'une dizaine d'années. Nous autres auteurs sommes toujours traités comme des princes lorsqu'il est aux commandes et c'est donc un bonheur.

20 mai 2005

Les Robots, sur le site Techno-sciences

Techno-Sciences, un site d'actualité scientifique m'a demandé d'écrire un article relatif à mon livre sur les Robots et celui-ci est en ligne depuis ce matin.

Il s'intitule Le mythe du robot dans la fiction et traite de l'évolution de la perception du robot par les créateurs de fiction au fil des temps, depuis les légendes de l'Antiquité en passant les automates du jusqu'à nos jours...

Mariametropolis Nous voyons comment les robots et machines dotées d'une apparence de vie ont tour à tour interpelé, fasciné ou terrifié les humains, avant qu'Asimov ne s'avise à leur prêter un rôle débonnaire, ce qui a changé le cours des choses et permis l'avènement des créatures à la R2-D2... Nous voyons aussi comment le cinéma récent a commencé à soulever des notions plus complexes, des robots polymorphes de Terminator aux questions philosophiques soulevées par des tentatives plus ou moins heureuses telles que I.A. de Spielberg - un projet qui devait à l'origine être mené à bien par Kubrick.

Voici le lien qui permet de lire ce long article.

http://www.techno-science.net/?onglet=articles&article=26

Daniel Ichbiah

14 mai 2005

Les robots dans le Figaro Littéraire

Bonjour,

J'ai passé deux semaines aux Caraïbes et n'ai pas mis mon blog à jour depuis la fin avril. Me voici de retour.

Robots_1 La nouvelle principale de la semaine est la parution d'une belle interview donnée au Figaro Littéraire : "Le robot n'est pas mon frère". Le journaliste Olivier Delcroix a fortement orienté l'interview vers des aspects philosophiques, notamment le fait que nous autres, humains, soyons spontanément prêts à accorder un semblant de vie aux robots...

En voici un extrait :

Comment expliquez-vous la fascination que les robts suscitent, encore aujourd'hui ?
Face aux robots, nous autres humains avons souvent la même attitude que les enfants, qui accordent âme et vie à leur nounours. Comme un frère artificiel. Je me souviens qu'en 1997, à une exposition consacrée aux automates industriels, je m'étais retrouvé dans la mê me pièce qu'un androïde, conçu pour imiter les mouvements de l'homme. Quand je faisais un pas en avant, il avançait. Quand je reculais, il faisait de même. A un moment donné, il ne m'a plus suivi, et je me suis surpris à lui dire : «Alors, tu viens ?» Je me suis rendu compte que j'étais, spontanément prêt à lui accorder un semblant d'existence, alors qu'il ne s'agissait que d'un simple programme. Quel trouble j'ai éprouvé alors...

Vous pouvez consulter l'interview complète en cliquant sur ce lien.

20 avril 2005

¨Paroles, paroles

Deux blogs m'ont récemment demandé d'intervenir 'vocalement'...

JeuvidsagaJeuvid_2Le premier, Incipit est un site où les auteurs de livres peuvent lire un chapitre d'un de leurs livres. Une formidable idée... Le responsable du site m'a demandé de lire un extrait de La saga des jeux vidéo. Vous pouvez ainsi découvrir l'infernale histoire de Tetris.

Le second, Podcasteur, est un site d'informations "audio" qui préfigure ce que pourrait devenir la radio dans un proche futur, lorsque les iPod et assimilés sauront capter de telles données diffusées depuis les réseaux sans fil. Son fondateur m'a interviewé à propos de mon livre Robots, genèse d'un peuple artificiel. J'en profite pour signaler que ce livre est désormais vendu à la boutique Robopolis à Paris et aussi, sur le site Vie Artificielle qui est son pendant.

13 avril 2005

Hubert Mansion sort le livre que les artistes attendaient...

Couverture_tlmvdn Il est des livres qui donnent du baume au coeur... Quiconque a tenté de percer comme musicien, chanteur, auteur-compositeur ou autre métier du "show-bizz" se délectera de la lecture du livre de Hubert Mansion, excellement titré : "Tout le monde vous dira non".

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un extrait du premier chapitre...

La plupart des gens qui proposent un nouvel artiste à l'industrie se trouvent confrontés au mot "non". "Non ça ne marchera pas; non les radios ne suivront pas, non, il n'a pas ce qu'il faut pour réussir." Un manager, un producteur, un créateur, un innovateur entend le mot "non" tous les jours pendant des années.

Ce "non" provient non seulement de l'industrie, des décideurs, des maisons de disques, des radios, des télévisions, des producteurs, des autres artistes, mais à la longue, il s'étend même au privé. "Pourquoi t'acharnes-tu à lancer un artiste auquel personne ne croit ?" demandera la femme du manager ou le mari de la productrice. Il viendra même un temps où l'artiste lui-même n'y croiran plus, car "non" est un mot qui fatigue. Alors qui continuera d'y croire ? Un fou. Un illuminé. Un travailleur acharné, un visionnaire.

Bourré de conseils, de pièges à éviter et de regards éclairés sur cette industrie du disque qui fascine et désarçonne à la fois, la lecture de ce livre est un bonheur. Ceux qui se sont frottés à l'industrie du disque se disent qu'ils auraient bien aimé avoir ces informations lorsqu'ils ont démarré. Que de galères auraient pu être évitées...

Seul souci, l'ouvrage est sorti au Québec et ne dispose pas encore d'un éditeur en France. Si un éditeur du terroir lit ces lignes, qu'il s'active à diffuser sans attendre ce livre que de nombreux artistes vont adorer...

12 avril 2005

Comment se faire publier (suite)

Portail Vous avez été nombreux à m'écrire suite à la note "Comment se faire publier" et je vais répondre à vos questions dans une prochaine note. En attendant, je ne peux que recommander une visite du site Portail du Livre que tient avec une belle passion, Aline Elorn.

C'est un site dédié au métier de l'écriture, bourré de conseils à l'intention de ceux qui veulent se faire publier. Le site comporte même une section Solaedit, qui ambitionne d'aider à faire éditer les meilleurs manuscrits qui sont proposés au site, avec de nombreux tuyaux.

07 avril 2005

Comment se faire publier...

Un certain nombre d'internautes ou d'amis m'interpellent souvent sur le thème : "mais comment faire pour être publié" ? Le magazine Lire a même consacré un numéro spécial sur le sujet d'où il ressort que, sur les manuscrits qui parviennent à un éditeur, seul une proportion infime aboutirait à un livre en librairie.

Ayant publié 56 livres à ce jour (sans compter les rééditions enrichies comme celle de La Saga des Jeux Vidéo en 2004 ou du Bill Gates en 1998), j'ai une grande réalité sur la sujet et souhaiterais apporter mes conseils en la matière. Ceci constitue mon premier billet sur la question, mais j'en publierais d'autres si la demande se fait sentir.

1. Etre disposé à réécrire

La chose que j'aime à dire aux auteurs en herbe, c'est qu'il faut être prêt à réécrire. Réécrire, réécrire, réécrire... Assez souvent, un ami m'adresse un manuscrit et me demande mon opinion. L'histoire est souvent intéressante, l'essai a du mérite. Mais il manque un ingrédient : reformuler tout cela à l'intention d'un lecteur que l'on doit avant tout divertir.

Il faut constamment garder à l'esprit que nous ne sommes pas seuls. L'individu qui va lire un de mes livres va choisir cela alors qu'il est sollicité par bien d'autres plaisirs : visionner l'édition spéciale version longue du Seigneur des Anneaux, tester un nouveau jeu pour la DS de Nintendo, aller faire un tennis, tondre la pelouse, lire le dernier roman de David Lodge, ou même farnienter toute l'après-midi... C'est avec cela que l'on est en (gentille) compétition.

Il faut donc que le roman, l'essai ou autre livre soit mis en forme, avec des phrases qui "sonnent", un découpage des chapitres qui donne envie d'aller de l'avant. La règle essentielle : éviter que l'attention retombe. Je donne souvent un manuscrit à relire à quelques proches avec cette instruction : pourrais-tu m'indiquer les endroits où tu t'ennuies ?. Et je les retravaille impitoyablement quitte à couper...

Qu'en est-il dans le réel ? Les nouveaux auteurs ont souvent une incroyable fierté vis-à-vis de ce qu'ils ont écrit. Je sais ce qu'il en est : je suis passé par là. En d'autres termes, il est facile d'être auto-persuadé que l'on a écrit une oeuvre irréprochable quitte à entonner ultérieurement le fameux refrain : "je suis un génie méconnuuuuuu.... Sniff !"

Bref, lorsque je dis à un auteur, "c'est pas mal, mais il faudrait que tu réécrives ceci, fasse un redécoupage de cela, etc," je me fais souvent jeter. Ce qui est terrible, c'est que le plus souvent, la personne a fait lire son manuscrit à deux ou trois potes qui ont "trouvé cela remarquable". C'est sans doute vrai. Mais pas forcément suffisant pour faire un produit que l'on puisse vendre en librairie et justifiant de mettre en branle l'énorme machine de guerre qu'est la vente d'un livre avec des commerciaux qui sillonnent les librairies de France pour tenter de faire placer votre livre sur les fameuses "piles" que perçoit le quidam qui entre dans l'échoppe...

La réalité du métier, je l'ai appris à la dure, comme journaliste et comme écrivain.

S'il fallait prendre un exemple simple, ce serait celui-ci. Il est peu probable que vous puissiez faire un film à partir de séquences que vous auriez capturées telles quelles sur votre caméscope DV. Même si vous aviez un scénario extraordinaire, il faudrait consacrer des heures au montage. Couper telle scène, tailler dans telle autre, inclure une musique qui augmente l'intensité dramatique pour telle autre, enrichir les bruitages, et probablement tourner à nouveau certaines scènes en modifiant l'angle de vue, etc. En clair : pratiquer un montage. Dans le cadre d'un livre ou d'un écrit, la situation est la même.

La première chose, c'est d'avoir un sujet qui tient la route.

A partir de la fin 1993, j'ai eu droit à une page mensuelle sur le "Cyber" (le terme alors à la mode pour désigner ce qui relevait de la technologie) dans le magazine branché Max. Une page apparemment perdue parmi une centaine d'autres. Un jour, le rédacteur en chef me convie et me met les points sur les "i". Ce que je lui ai remis est plat, sans envergure... La chose est simple : j'ai un jour, pas plus, pour lui sortir un papier "énorme", quelque chose qui commence déjà à le bluffer lui ! Au pied du mur, j'ai décroché dans la journée un reportage qui décoiffait. Et ainsi pu collaborer au magazine durant 5 ans. A partir de là, j'avais compris la mission : décrocher, mois après mois, des "killer" infos, quelque chose qui fait que l'on ait envie de lire cette page et d'être soufflé. Je crois que nous avons été les premiers en France à parler de thèmes tels que le "spam" et ses dangers (dès l'automne 1994 !), ou des recherches visant à identifier quelqu'un par son odeur !

La deuxième chose, c'est de travailler la mise en forme, le montage...

A la même époque, j'ai également été fort "maltraité" par un éditeur, Vaugirard, lors de la rédaction d'un roman, "Les Banquiers du Temps", finalement publié par Le Choucas. C'est bien simple : la première copie est revenue couverte de commentaires en rouge. Non pas que l'histoire ne tenait pas la route. Mais il fallait reformuler, changer le découpage, accélérer ici, détailler là.... J'ai dû réécrire intégralement l'un des chapitres 4 fois de suite ! Si certains sont intéressés, je peux mettre en ligne certaines de ces versions, que j'ai conservées. Cet exercice a été fructueux. Si un auteur a la chance de se voir proposer cela par un éditeur, en clair "le livre a un potentiel mais il faut le réécrire", qu'il saute dessus. C'est là que cela se passe. Un éditeur a un regard. Il a pour mission de faire que le livre se vende, séduise un public... Il existe des formules éprouvées en la matière, la règle essentielle étant qu'il faut toujours maintenir l'attention émoustillée, que ce soit par l'intrigue ou par la qualité du texte.

Voilà bientôt dix ans que je publie des livres chaque année et je me suis astreint à cette règle. Ecrire, réécrire, réécrire, bonifier... Il m'est arrivé de travailler durant une bonne demi-heure ou même une bonne heure sur deux ou trois phrases. Je me souviens particulièrement d'un passage dans le livre Rock Vibration (2003). Il fallait évoquer le fait que le batteur de REM, Bill Berry était amoureux de Kathy O'Brian, une copine du chanteur Michael Stipe. Dans le texte original, il y avait sans doute des phrases telles que "Bill Berry était amoureux de Kathy O' Brien. Amie de Michael Stipe, cette fille d'allure hippie prenait plaisir à venir écouter leurs répétitions dans l'église de Saint Mary". Les faits sans aucune couleur, ni panache. C'était mou, bien que perdu dans un paragraphe. La forme finale a demandé un travail considérable de réécriture :

"Emmitouflée dans ses laines, Kathy O'Brien se laissait bercer par les guitares. Un chevalier servant venait parfois déposer quelques fleurs à ses pieds dénudés. Si ce Bill Berry fréquentait ainsi l'église de Saint Mary, c'est parce qu'il en pinçait pour la Kathleen…"

Cela pourrait paraître "too much", trop romanesque et imagé pour certains. Mais dans le fil de l'histoire, cela coule et participe à ce que la lecture soit une expérience agréable. Le lecteur, il faut le bichonner !

J'ai un autre exemple dans ce même chapitre, où deux phrases simples ont nécessité un long travail de recherche stylistique. Il fallait expliquer que Bill Berry avait craqué pour le jeu de basse de Mike Mills, un type qu'il n'appréciait guère dans le civil... La réécriture a finalement donné ceci :

"Berry avait alors senti son âme pivoter. Quels étaient ces parcours d'araignée sur la façade d'une basse conquise ? Et comme ils s'acoquinaient à merveille avec les hérésies que lui-même assénait sur la peau des toms et caisse claire ! "

Je pourrais citer des tas d'exemples du même type si certains le désirent. D'un bout à l'autre de ce chapitre et du livre entier figurent de tels extraits qui ont demandé un temps énorme...

Quand bien même j'ai publié autant de livres, je réécris toujours aussi intensément, et notamment lorsque l'éditeur me le demande. Dans le cas des Robots, génèse d'un peuple artificiel, lorsque j'ai remis la première mouture du chapitre sur la fiction, je me suis fait souffler dans les bronches ! Et j'ai dû réécrire le chapitre en quasi-totalité, ce qui inclut de creuser de très nombreux aspects. Il faut accepter cette règle du jeu. L'éditeur partage le même enjeu que l'auteur.

A l'autre bout de la chaîne se trouve le roi, celui que l'auteur doit servir : le LECTEUR. Tout doit être mis en oeuvre pour lui faire passer un super moment. Lecteur, nous sommes à ton service !

2. Séduire l'éditeur

Dans la mesure où l'éditeur reçoit de nombreux manuscrits, il faut en premier lieu séduire CE LECTEUR. A ce niveau, il va falloir se différencier de la pile de manuscrits et les premiers critères sont assez subjectifs.

Imaginez que vous soyez un critique musical. Vous vous retrouvez devant une pile de CD à écouter, plus que vous n'en avez le temps. Quels seront les critères que vous privilégieriez : la qualité de la pochette, l'originalité du graphisme ou de la photographie, etc.

En d'autres termes, il faut en premier lieu soigner le "look" extérieur de votre manuscrit. Quelques règles simples peuvent jouer ici :

Il importe d'imprimer le livre avec un caractère d'imprimerie agréable à lire, avec un interlignage favorisant une lecture confortable. La chose est vraie même dans le cas où l'éditeur demande à recevoir le manuscrit par Email.

Faire relier un manuscrit n'est pas très coûteux et facilite la vie de l'éditeur. Vous pouvez aussi ajouter une page de titre la plus belle possible, à la fois sobre et stylée.

Lorsque le manuscrit est imprimé, il peut être utile de choisir un très beau papier, un papier qui donne envie d'être "touché".

Ce sont des petits détails tels que ceux-ci qui peuvent faire la différence et donner une chance supplémentaire à votre manuscrit, et au moins lui permettre d'être lu.

3. Ne jamais se décourager

J'aime à raconter l'histoire de mon premier roman de science-fiction, XYZ, publié en 1993. Je l'ai adressé à de très nombreux éditeurs. J'ai dû patienter entre deux et trois ans, avant que finalement le 22ème d'entre eux m'appelle un jour pour dire qu'il le prenait. Il est sorti chez Fleuve Noir Anticipation et dès sa sortie, pouvait être trouvé un peu partout en France (la distribution de cette édition était exemplaire et c'est un aspect qu'il faut prendre en compte pour un auteur).

L'erreur aurait consisté à abandonner en cours de route.

Bien souvent, lorsqu'un nouvel auteur me parle de son manuscrit, je lui dit :

- Est ce que tu l'as adressé à des éditeurs ?

- Oui, mais "ils" n'en ont pas voulu ?

- Tu en as adressé combien d'exemplaires ?

- Oh, 5 ou 6...

Je leur ressers alors l'histoire de XYZ, publié par le 22ème éditeur et leur explique qu'il faut juste continuer à l'envoyer à d'autres éditeurs. Cela n'empêché pas de cibler.

Le premier livre que j'ai publié, "Ne quittez pas je vous passe mon répondeur" (co-écrit avec Camille Saféris et publié en 1986) était un livre d'humour (des satyres de messages pour répondeurs). Nous étions des blancs-becs dans le métier et avons agi un peu au hasard. Nous sommes d'abord allés à la Fnac pour voir qui éditait des livres d'humour. Par la suite, nous avons appelé lesdits éditeurs. La chance a voulu qu'à ce moment, on nous réponde systématiquement : "pas cette semaine, le directeur éditorial est au Salon du Livre". Nous avons alors eu l'idée maîtresse : nous avons imprimé plusieurs copies de ce manuscrit et sommes partis avec, sillonnant le Salon du Livre à la recherche des éditeurs de livre d'humour. Nous avons alors - le sujet était très tendance pour l'époque- trouvé 3 éditeurs intéressés, le jour même.

Et bien, ce qu'il faut savoir, c'est que celui que nous avons alors choisi, Editions de l'Instant, nous a instamment demandé de bonifier ce qui avait été écrit et aussi d'écrire le double de ce que nous avions déjà écrit dans les 15 jours qui suivaient, en suivant une forme qu'il nous a donnée. Nous nous sommes alors enfermés dans un appartement afin de répondre à cette demande et avons immédiatement été soumis à cette règle de l'édition : écrire, c'est avant tout être disposé à réécrire, réécrire, réécrire !...

J'espère que ces données vous seront utiles.

06 avril 2005

Sortie du SVM "Spécial blog"

Coverblogsvm_1 Le Hors Série de SVM sur les Blogs sort aujourd'hui.

Je me suis bien éclaté à collaborer à ce hors série car il a permis d'établir des liens avec de nombreux acteurs de la bloggosphère, qui ont chacun défendu leur point de vue avec intensité. Leurs interventions figurent dans le papier principal du magazine :

Le peuple de la bloggosphère

  • Bellanger Pierre Bellanger de Skyrock parle des Skyblogs et prend la défense de ses utilisateurs citant "la nouvelle génération qui s'affranchit de la tutelle méprisante de certaines élites adultes". Pierre est égal à lui-même : entier, passionné, avec un vrai "pif" de là où il faut aller. Respect, man !
  • Loïc Le Meur de Six Apart, éditeur de Typepad, livre quelques réflexions de valeur comme quoi les blogs reposent sur un pari que "le partage de l'information a plus de valeur que son blocage. Même si cela va à l'encontre de ce qu'enseignent les écoles de commerce," Loïc, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, c'est le blogueur le plus populaire de France...
  • Jean-Michel Billaut s'extasie sur ce "lien direct entre l'auteur et le lecteur qui est précieux pour les gens comme moi n'ayant pas accès aux grands médias traditionnels." Jean-Michel a pour particularité de défendre avec emphase les causes qui lui tiennent à coeur quitte à forcer la dose ;-)) . Nous avons un point commun : nous sommes des fans de robots !!!
  • Cyril Fiévet auteur du livre Blog Story, lâche ni plus ni moins : "Le blog me sert à combler certaines de mes frustrations de journaliste." Voilà une dizaine d'années que je connais Cyril comme journaliste et c'est sympa de pouvoir interviewer un confrère.

  • Pauline et d'autres telles que Pauline Jobelot qui parle de MSN Spaces et a un blog perso hyper cool qui sent bon le sable chaud et les cocotiers, bien dans l'esprit "fun" de ce service lié à MSN Messenger.

Deux responsables politiques livrent par ailleurs leur témoignage quand à l'usage de blogs :

  • Dominique Strauss-Kahn, explique qu'il a ouvert un blog pour créer "l'échange qui semblait manquer" estimant par ailleurs que les hommes politiques ne sont généralement pas assez accessibles. Je me suis rendu compte en relisant que Strauss-Kahn en profite subtilement pour vanter le "oui" à l'Europe ! Sacré DSK...
  • Veronique Véronique Delvolvé membre de l'UMP, apprécie la qualité des échanges, le fait que "les gens me tutoient, ils m'appellent Véro (...) me disent de m'engager". Véronique s'est montré très "nature" dans son témoignage, et pas du tout comme l'on s'imagine les gens de la sphère politique. Brr... Elle nous dit même que blog et langue de bois seraient incompatibles. A la bonne heure !

Parmi les autres articles que j'ai réalisés pour ce hors série figurent :

Les blogs révolutionnent l'information - un état des lieux de la bloggosphère et de ce que ce nouveau mode de communication apporte.

La fabuleuse ascension des weblogs - un article qui dresse un historique du phénomène depuis son apparition présumée en avril 1997.

Simple comme un blog vise à mieux expliquer ce qui caractérise un blog et ce qui le différencie d'un site Web usuel.

J'ai également co-écrit avec le rédacteur en chef de ce numéro, Bruno Ferret, deux papiers plus techniques pour ceux qui aiment regarder ce qui se passe sous le moteur... : Exploiter un fil RSS sur son blog et Gérer manuellement ses flux RSS.

C'est un super numéro à conseiller à ceux qui se posent encore des questions sur ce que sont les blogs. Je dis cela de façon détachée - je ne touche rien sur les ventes ;-))

Pour information, Bruno Ferret a créé un blog dédié à ce Hors Série (encore peu fourni à l'heure où j'écris ces lignes mais appelé à évoluer.

05 avril 2005

Robots, génèse d'un peuple artificiel - publication d'un extrait en ligne

Robots2_1 L'intégralité du premier chapitre de "Robots, génèse d'un peuple artificiel" est en ligne sur mon site Web. Il manque les interviews réalisées dans le cadre de ce chapitre et aussi les très nombreuses illustrations. Vous y trouverez néanmoins l'incroyable histoire des robots en passant par les premiers mécanismes d'horlogerie, les automates, les ordinateurs, l'Intelligence Artificielle et le long chemin qui a mené jusqu'à l'androïde... Frisson garanti.

J'en profite pour signaler la parution d'une chronique du livre sur le site littéraire Titre sur le Net de Marion Gibert (voir photo dans la chronique sur le Salon du Livre)...